Feuille de route stratégique de développement touristique durable
« Faire du Mont Saint-Michel la porte d’entrée d’une destination habitée, vivante et plurielle, capable de transformer sa notoriété internationale en séjours plus longs, mieux répartis dans l’espace et dans le temps, plus bénéfiques au territoire et moins générateurs d’impacts ». Une belle phrase, un vœu pieux, du blabla ? Non, une stratégie en huit points menée par l’EPIC Mont Saint-Michel Normandie Tourisme.

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Il convient de :
– faire du Mont Saint-Michel le point de départ d’une découverte élargie et non l’unique objet du séjour ;
– augmenter la durée moyenne de séjour plutôt que le seul volume de fréquentation ;
– développer des propositions combinant le Mont, la baie, Avranches, les vallées, le bocage et le Mortainais ;
– renforcer les liens entre hébergements, restauration, producteurs, artisans, sites culturels et activités de pleine nature ;
– privilégier des offres générant davantage de retombées locales : visites accompagnées, expériences, séjours itinérants, activités de savoir-faire et consommation de produits locaux ;
– valoriser les communes et paysages moins connus, après vérification de leur capacité d’accueil et de leur sensibilité environnementale.

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La gestion de flux doit être considérée comme une réponse ponctuelle aux périodes de saturation. Elle doit poursuivre quatre objectifs simultanés :
– préserver les sites naturels et culturels ;
– maintenir la qualité de vie des habitants ;
– améliorer l’expérience des visiteurs ;
– mieux répartir les retombées économiques.

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Les priorités sont les suivantes :
– améliorer les connexions entre les gares, les principaux hébergements, les bureaux d’information touristiques, le Mont et les pôles secondaires ;
– expérimenter des navettes touristiques saisonnières ou à la demande ;
– développer des solutions adaptées aux derniers kilomètres ;
– structurer les liaisons cyclables autour de la Véloscénie, de la Régalante, de VéloWestNormandy et des voies vertes locales ;
– proposer des offres combinant train, navette, vélo, hébergement et activité ;
– améliorer l’information avant le séjour sur les possibilités réelles de déplacement sans voiture ;
– sécuriser le stationnement des vélos, le transport des bagages, la recharge et les services de réparation ;
– associer les hébergeurs et prestataires à l’organisation des déplacements ;
– tester des avantages ou tarifs incitatifs pour les visiteurs utilisant des modes décarbonés.

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Il s’agit de :
– raconter le Mont dans sa relation avec la baie, les pèlerinages, Avranches, les villages, le bocage et le Mortainais ;
– développer des expériences incarnées par des guides, habitants, producteurs, artisans, agriculteurs et associations ;
– valoriser le patrimoine immatériel : métiers d’art, tricot, cuivre, poiré, cidre, élevage en prés-salés, cuisine, mémoire orale et pratiques locales ;
– faire dialoguer patrimoine ancien, création contemporaine et culture vivante ;
– favoriser des visites participatives, ateliers, rencontres, dégustations et formats immersifs ;
– renforcer les coopérations entre acteurs touristiques et culturels ;
– adapter les médiations aux familles, aux jeunes, aux publics éloignés de la culture et aux personnes en situation de handicap ;
– permettre aux habitants de découvrir et de pratiquer eux-mêmes l’offre culturelle et touristique locale.

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La stratégie pourra s’appuyer sur :
– les traversées de la baie et la découverte des milieux littoraux ;
– les grands itinéraires cyclables ;
– les chemins de pèlerinage et de randonnée ;
– les parcours VTT et trail du Mortainais ;
– les vallées de la Sée, de la Sélune et du Couesnon ;
– les espaces naturels sensibles et le Géoparc mondial UNESCO Normandie-Maine ;
– des micro-aventures accessibles sur une journée, un week-end ou plusieurs jours.

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Les actions devront viser à :
– construire des offres identifiées pour l’automne, l’hiver et le printemps ;
– programmer des visites, rencontres et événements en dehors de l’été ;
– valoriser les grandes marées, les chemins, la gastronomie, les savoir-faire, le patrimoine spirituel et le ressourcement ;
– développer les courts séjours de proximité ;
– proposer des offres adaptées aux familles, aux scolaires, aux groupes, aux seniors actifs et aux habitants ;
– renforcer le tourisme d’affaires et les rencontres professionnelles à impact positif ;
– coordonner les périodes d’ouverture des sites, restaurants, hébergements et activités ;
– soutenir la commercialisation de séjours associant plusieurs prestations.

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Mont Saint-Michel Normandie Tourisme devra renforcer son rôle d’animateur et d’accompagnateur en :
– déployant des partenariats durables et leur dispositif d’auto-évaluation ;
– proposant des ateliers collectifs et accompagnements individuels ;
– favorisant les achats locaux, la sobriété énergétique, la réduction des déchets et la préservation de l’eau ;
– accompagnant l’adaptation des entreprises au changement climatique ;
– améliorant l’accessibilité des offres ;
– soutenant la qualité de l’accueil, la réservation en ligne et la connaissance des clientèles ;
– développant les coopérations entre prestataires ;
– facilitant la création de produits combinés et des séjours commercialisables ;
– valorisant prioritairement les professionnels engagés ;
– travaillant sur les conditions d’emploi, le logement des saisonniers et la fidélisation des salariés.

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La stratégie éditoriale pourra valoriser :
– les habitants et les professionnels :
– les gestes, matières et savoir-faire ;
– les liens entre littoral et arrière-pays ;
– les expériences simples et sensibles ;
– les saisons et les moments moins fréquentés ;
– les possibilités de déplacement bas carbone ;
– les professionnels engagés ;
– les fragilités des milieux et les règles nécessaires à leur préservation
